Échaudées par le contexte économique et surtout les nouvelles réglementations draconiennes, les banques peuvent se montrer très frileuses lorsqu’il s’agit d’octroyer des crédits aux entreprises. Mais faut-il toujours passer par elles ? Après la crise financière, les banques européennes se sont vu imposer un durcissement des règles. La réforme dite de Bâle III prévoit entre autres de renforcer le niveau et la qualité des fonds propres, de mettre en place un ratio de levier, d’améliorer la gestion du risque de liquidité et de renforcer les exigences prudentielles concernant le risque de contrepartie. Ces obligations freinent l’octroi de crédits dont les entreprises en générale, les PME en particulier, ont un grand besoin.

 

1. L’entourage

Pour trouver des fonds, le nerf de l’entrepreneuriat, les entreprises doivent donc envisager d’autres pistes comme se tourner vers la famille et les proches, par exemple, en concluant un acte sous seing privé ou un prêt notarié. Encore faut-il que l’entourage dispose des ressources nécessaires et de la volonté de prendre un risque. En Belgique, cela reste souvent le cas dans bon nombre d’entreprises familiales.

2. La désintermédiation bancaire

Face au désintérêt ou à la frilosité des banques, les entreprises feront aussi plus appel à la désintermédiation bancaire. Pour accroître le recours aux marchés financiers pour se développer, et donc créer de l’activité, la Commission européenne conseille de se tourner vers de nouvelles sources de financement. Aujourd’hui, les entreprises européennes se financent à 80 % auprès des banques et à 20 % sur les marchés, une proportion inverse aux États-Unis. La Commission européenne préconise donc de relancer la titrisation, une technique financière qui consiste à regrouper des créances sous forme de titres financiers rémunérés, négociables sur les marchés. De la sorte, un plus grand nombre d’investisseurs est en mesure d’acquérir ces actifs, ce qui augmente la liquidité et libère du capital pour la croissance économique.

3. Le crowdfunding

Dans un contexte totalement différent, n’oublions pas le crowdfunding ou financement participatif. Par le biais d’Internet et donc accessible à tous, il fait appel à un large nombre de contributions de particuliers selon leurs moyens respectifs. Le crowdfunding peut prendre la forme de dons, de prêts ou de souscriptions d’actions dans une entreprise. Dans le premier cas, des sympathisants versent de l’argent pour soutenir un projet, analysé par les plates-formes de crowdfunding pour vérifier l’authenticité et la fiabilité. Les projets pour le prêt et la capitalisation sont plus stricts, les plates-formes voulant proposer des projets de qualité supérieure. Tant pour le prêt que pour les actions, beaucoup investissent plus de 1.000 euros par personne. En Belgique, le montant de 1.000 euros par personne constitue la limite légale qu’un projet de 300.000 euros peut recueillir grâce au crowdfunding. Le financement participatif a permis à de nombreuses start-up et PME européennes de se financer : 5.801 d’entre elles ont ainsi recueilli 201 millions d’euros par ce biais en 2014, un montant en hausse de 75 %. Le prêt de particulier à entreprise a augmenté de plus de 270 % en Europe continentale. Selon KPMG, même si la Belgique semble à la traîne, l’augmentation a été de 80 % en 2014 avec 2,5 millions d’euros recueillis. Chez nous, 85 % de ces fonds profitent à des projets commerciaux.

4. Les business angels

Autre possibilité, l’intervention d’investisseurs spécialisés ou ‘business angels’ dans votre société. Dans la plupart des cas, ce type de financement prend la forme d’un capital création lorsque la ‘start-up’ démarre son activité. Il est important de préciser que ce mode d’investissement s’opère par le biais de participations dans le capital de l’entreprise. Les administrateurs accueillent dès lors un ou plusieurs nouveaux membres à leur assemblée.

5. les subventions du secteur public

Finalement, l’entreprise ne négligera pas non plus d’examiner les possibilités d’investissements ou de subventions offertes par les Régions voire le Fédéral – pouvant venir en sus à d’autres solutions -, une alternative souvent intéressante lorsque la société est en quête de fonds. Alain Deladrière

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