Près de 10 ans après la crise de 2007, les PME et les microentreprises (TPE) ont toujours autant de mal à accéder au crédit bancaire. Face à la persistance des difficultés de financement, place aux alternatives pour diversifier les sources de fonds…

Non, non, rien n’a changé, tout a continué. Une rengaine hélas trop connue pour près de la moitié des entrepreneurs lorsqu’ils se mettent en quête d’un crédit bancaire. Selon les derniers chiffres de Look & Fin, 59% des PME et 80% des TPE estiment d’ailleurs que la situation s’est aggravée ces 5 dernières années. Toutes les enquêtes s’accordent à le dire: qu’il s’agisse de financer votre trésorerie ou vos investissements, les banques restent frileuses et exigeantes. D’autant plus si vous êtes une «jeune» entreprise, innovante, à croissance rapide ou en mutation. Et ce n’est pas la qualité des projets qui est en cause: la principale raison des refus est l’absence de garanties personnelles (35%) ou la nécessité d’un apport propre. Pas moins de 91% des «jeunes» entrepreneurs se voient imposer des garanties personnelles lorsqu’ils sollicitent un emprunt. Ajoutez à cela de longs délais de réponse et l’opacité des critères de décision, et la coupe est pleine. Or, le financement est aux entreprises ce que le carburant est aux véhicules: difficile de s’en passer pour avancer. Pour éviter la panne sèche, des alternatives existent heureusement en dehors du monde bancaire…

Misez sur le «love money»

Mettre vos propres billes dans votre entreprise, sous forme d’avance en compte courant ou d’augmentation de capital envoie un signal fort: vous croyez en votre réussite. De quoi, peut-être, motiver votre famille ou vos amis à vous prêter l’argent nécessaire à lancer ou poursuivre votre activité. Ce financement alternatif, parfois baptisé «love money», a du bon (quasi instantané, peu ou pas de garanties exigées) et peut également renforcer votre dossier de financement bancaire grâce à l’amélioration de vos rations financiers. Un conseil: veillez à bien définir les contours juridiques de l’implication de vos proches, via un acte sous seing privé ou un document notarié.

Attirez de nouveaux investisseurs…

Pour faire entrer de l’argent frais dans votre entreprise, vous pouvez aussi ouvrir son capital à des tiers. Les «business angels», par exemple, peuvent vous offrir, en plus des fonds, un accompagnement personnalisé et un carnet d’adresses. Autre option: les «invests», comme finance.brussels (SRIB) à Bruxelles, la Sowalfin en Wallonie et PMV en Flandre. Ces sociétés autonomes mises en place par les pouvoirs régionaux soutiennent les entreprises par le biais de prises de participation, de prêts convertibles en actions ou encore de prêts subordonnés.
Le bémol de ces deux solutions? Vous abandonnez une partie du pouvoir de décision dans votre entreprise, puisque vous devrez accueillir un nouvel actionnaire et de nouveaux administrateurs. Et n’oubliez pas que Business Angels et invests régionaux ont une stratégie de sortie: ils comptent bien revendre leurs parts au plus offrants dans les 5 à 10 années qui suivent.

Sollicitez le secteur public

Diverses institutions fédérales et régionales proposent une série de mesures visant à soutenir les entrepreneurs: subsides, prêts, primes ou garanties. Un soutien souvent ciblé (investissements, sous-traitance, exportation, etc.), qui exige de correspondre à des critères de sélection plus ou moins stricts. Mais tant la lenteur des mécanismes de d’octroi que la complexité des procédures en découragent plus d’un. D’autant que, la plupart du temps, vous devrez engager les dépenses avant de bénéficier de l’aide accordée.

Faites appel à la «foule»!

Très en vogue, le «crowdfunding» est le plus connu des systèmes de financement participatif. Grâce à une plateforme web, vous lancez littéralement un appel «à la foule» pour financer votre projet. L’aide des contributeurs, en général des particuliers, peut prendre la forme d’un don (avec une éventuelle compensation plus ou moins symbolique) ou d’une entrée dans le capital de l’entreprise. Moins connu mais redoutablement efficace, le «crowdlending» part du même principe, à la différence qu’il s’agit ici de solliciter un prêt plutôt qu’une participation au capital, tant auprès d’investisseurs privés que d’entreprises. Après acceptation de votre dossier, la plateforme organise à la fois votre financement et le remboursement des prêteurs, généralement par mensualités. Corwdfunding et crowdlending peuvent également par la suite servir de levier pour obtenir un crédit bancaire.

Passez par le factoring

Le factoring consiste à céder l’ensemble de vos factures à un établissement de crédit spécialisé (le «factor»), qui financera un pourcentage de chaque facture (en général 70%). Le solde sera payé à l’échéance, diminué de la commission du facteur. Avantage: vous disposez de liquidités immédiatement. Les inconvénients sont cependant nombreux:

  • critères d’accès stricts, basés tant sur votre propre solvabilité que sur le montant de votre chiffre d’affaires, la qualité de vos clients et la diversification de votre portefeuille,
  • une obligation de vous engager à long terme et de céder l’ensemble de votre chiffre d’affaires
  • l’absence de couverture du risque: si vos clients paient en retard ou connaissent des problèmes de paiement, vous devrez indemniser, voire rembourser le factor. À moins, bien sûr, de souscrire une couverture supplémentaire (payante).

Et si vous vendiez vos factures individuellement?

Accessible, flexible et transparent, Edebex vous permet d’améliorer votre trésorerie quelle que soit votre situation financière: seule compte la solvabilité de votre client. Vous obtenez des liquidités en un temps record et sans contrainte. Vous proposez votre ou vos facture(s) sur la plateforme en quelques clics: après un processus d’approbation simple et rapide, vous obtenez vos liquidités. Dès le départ, vous savez combien cette solution vous coûte. Cerise sur le gâteau: contrairement au factoring, vous n’engagez pas votre responsabilité sur le paiement des factures: Edebex se charge de la gestion des impayés et un assureur crédit couvre l’éventuel défaut de paiement. Un financement sans souci… et sans garanties!

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