En matière d’accès au crédit bancaire, de nombreuses PME belges subissent encore les conséquences de la crise de 2008. Sans garanties ni apport propre, vous risquez bien de faire partie des 4 entrepreneurs sur 10 qui se voient refuser un financement…

Pire qu’il y a 5 ans

Votre relation avec votre banquier a certainement connu des jours meilleurs, surtout lorsqu’il s’agit d’obtenir un financement. Consolez-vous, vous n’êtes pas le seul dans le cas. En effet, une étude récente de l’UCM démontre que, pour plus de la moitié (51,1 %) des patrons, l’accès au financement est beaucoup plus difficile qu’il y a cinq ans. « La crise financière de 2008 est passée par là, avec son lot de nouvelles exigences qui ont rendu les banques assez frileuses », estime Martin van Wunnik, gestionnaire indépendant de projets financiers. Un sondage de la plateforme de crowdlending Look & Fin appuie ce constat, avec 59 % des PME éprouvant plus des difficultés d’accès au crédit et brosse un tableau encore plus noir pour les microentreprises (TPE), puisque 80 % d’entre elles estiment qu’il est plus compliqué d’obtenir un financement bancaire depuis la crise financière. Ce contexte se traduit par des difficultés objectives – refus total ou partiel de crédit – chez plus de quatre entrepreneurs sur dix (42,4 %). Si votre entreprise existe depuis moins de 5 ans, le taux de refus est pratiquement d’une demande sur deux (47,2 %).

Toujours plus de garanties exigées

Les deux principales causes de refus des banques sont l’insuffisance de garanties (40,1 %) et l’absence de fonds propres (30,5 % des cas). Le sondage de Look & Fin met également en lumière un contexte encore plus défavorable pour les jeunes entreprises (entre 3 et 10 ans): 91 % d’entre elles se voient en effet imposer des garanties personnelles. « C’est dramatique! Cela signifie que même si le projet est rentable et possède une valeur économique réelle, il pourrait rester dans les cartons… par manque de financement », insiste Martin van Wunnik. En effet, le manque de rentabilité ou la qualité du projet ne serait à l’origine que d’un refus sur cinq. Parmi les autres difficultés rencontrées par les PME, les longs délais de réponse (plus d’un mois pour 36 % des « jeunes » entreprises) ainsi que l’opacité des critères de décision. «L’accès au financement est essentiel, que ce soit pour financer sa trésorerie ou des investissements. Une PME peut être bénéficiaire et faire faillite à cause d’un manque de liquidités. Pour un dirigeant d’entreprise, cash is king!» Ce n’est donc pas hasard si près de 59 % des entrepreneurs interrogés par l’UCM seraient favorables à l’imposition de quota de financement des PME et des starters…

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