Si les problèmes de trésorerie figurent régulièrement en tête de vos préoccupations et que vous ne pouvez plus payer vos fournisseurs, tirez la sonnette d’alerte avant qu’il ne soit trop tard. Craignez-vous la faillite ? Peut-être la PRJ pourra-t-elle vous sauver!

Avant de parler de la PRJ, récapitulons: votre trésorerie est en berne et vous rencontrez des difficultés pour régler vos fournisseurs. La première chose à faire? Réfléchir calmement et identifier les raisons de votre problème. Peut-être attendez vous  le paiement d’une grosse facture par un de vos clients. Si c’est le cas, essayez de gagner du temps auprès de vos fournisseurs et négociez un étalement de paiement. Une démarche délicate que vous devez absolument maîtriser, histoire de ne pas les effrayer.

Soyez proactif, communiquez et restez raisonnable sur votre demande d’échelonnement. Gardez à l’esprit que leur intérêt est aussi que vous ne vous retrouviez pas en cessation de paiements.

Évitez que vos soucis ponctuels ne deviennent réguliers

Vos fournisseurs se montreront certainement ouverts à votre demande d’étalement, mais vous ne pourrez pas en abuser non plus. Si vos problèmes se répètent un peu trop souvent, vos relations commerciales risquent de se dégrader. D’où l’importance de tenir à l’œil votre trésorerie. En effet, en portant une attention minutieuse à vos finances, vous pourrez utiliser certains leviers pour améliorer votre trésorerie:

  • négocier les délais de paiement avec vos fournisseurs
  • perfectionner le suivi de vos clients
  • optimiser votre gestion de la TVA
  • faire appel à l’escompte
  • vendre vos factures, etc.

Mais que faire si vous êtes dans le rouge, avec une trésorerie asphyxiée et sans solution à court terme ?

Sollicitez un accord à l’amiable…

Votre situation est critique, mais pas désespérée. Et la loi sur la continuité des entreprises a prévu une première option, souple et confidentielle: l’accord à l’amiable hors procédure. Très concrètement, vous choisissez au moins deux de vos créanciers et vous négociez avec eux un plan d’apurement. Les avantages? Vous ne devez pas solliciter de procédure judiciaire et vous ne pâtissez pas de publicité négative, puisque l’accord est secret. Enfin, en cas de faillite ultérieure, cet arrangement ne peut pas être remis en cause. Sachez également que vous pouvez vous faire aider par un mandataire judiciaire pendant toutes ces démarches.

Mettez vos dettes en sursis!

Et si la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) était votre solution? Vous pouvez y recourir uniquement si la continuité de votre entreprise est menacée, mais qu’il subsiste un espoir de la sauver. Que vous offre-t-elle? Un peu de répit! En effet, lorsque vous lancez cette démarche, vous bénéficiez d’une période de sursis de 6 mois, prolongeable jusqu’à 18 mois maximum. Une période pendant laquelle les dettes vis-à-vis de vos fournisseurs sont «gelées». À l’inverse, vos fournisseurs ne sont pas dispensés de continuer à vous livrer. Logique, puisque le but est d’assurer la poursuite de vos activités. Mais cette procédure a un coût: 1.000 euros de droit de greffe. Vous devrez peut-être également faire appel à un avocat, à un mandataire de justice (dont le rôle est de vous accompagner) ainsi qu’à votre comptable. Une assistance qui est loin d’être gratuite.

Sortez «vivant» de la PRJ!

Une fois engagé dans une PRJ, trois issues sont possibles:

  • soit vous concluez un accord à l’amiable avec au moins deux de vos créanciers ;
  • soit vous établissez un plan de réorganisation avec l’ensemble de vos créanciers ;
  • soit vous transférez tout ou partie de vos activités à des tiers.

La seconde option est souvent la voie royale de la PRJ. Vous allez, dans ce cas, devoir établir un plan d’apurement global, sous le contrôle du tribunal. Au programme: une diminution éventuelle de vos dettes et le remboursement des montants étalé sur une période maximale de 5 ans. Votre proposition sera ensuite soumise au vote de vos créanciers. Un ballon d’oxygène qui devrait vous permettre de repartir sur de bonnes bases pour redresser la situation de votre entreprise…

Chronique d’une mort annoncée: réussir sa faillite!

La vocation de la PRJ est d’assurer la continuité des entreprises, mais elle ne fait parfois que retarder une échéance inéluctable: la faillite! En effet, les «secours» arrivent souvent trop tard. Ainsi, 70 % des entreprises feraient faillite dans les deux ans du début de la procédure, selon des chiffres de 2013. Ne foncez donc pas tête baissée vers la PRJ! Un diagnostic froid et objectif de votre situation vous permettra peut-être de conclure qu’il n’y a plus aucun espoir. Douloureux, mais peut-être nécessaire. Arrêtez les frais au plus tôt et évitez de longs mois de vaines tentatives de sauvetage. Souvent perçue comme une défaite, la faillite n’est pas qu’un échec. À condition de tirer les leçons pour mieux rebondir…

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