Votre banquier vous annonce que votre «cash-flow» n’est pas à la hauteur de ses attentes… Que veut-il vous dire exactement et comment maîtriser cet indicateur financier important? Décodons la situation.

Votre banquier ne trouve pas votre cash-flow à son goût et vous le fait savoir. Mais au fond, de quoi parle-t-il? Dans cash-flow, on retrouve le terme «cash», que l’on peut traduire par «liquidité», ou « trésorerie », et « flow », qu’on peut traduire par « flux ». Le cash-flow est donc votre flux de trésorerie. Et du coup, vous comprenez mieux pourquoi les banques y sont très attentives, notamment quand elles étudient votre demande de crédit. Mais que recouvre le cash-flow, et comment calculer cet indicateur financier?

Un cash-flow, plusieurs définitions

Votre banque, vos actionnaires, un investisseur ou la presse financière peuvent définir différemment votre cash-flow. Pour certains, il s’agira de votre bénéfice. Mais cette approche peut créer une confusion, car bénéfice ne veut pas dire immédiatement accroissement du solde de votre compte en banque. En effet, il y a souvent un décalage entre l’enregistrement de vos charges ou produits dans votre comptabilité et les mouvements de liquidités qui y sont associés. Une autre raison pour laquelle votre cash-flow n’est pas non plus équivalent à votre bénéfice est que toutes les charges ne donnent pas nécessairement lieu à un décaissement. Certains ajustements doivent donc être effectués :

  • Vos amortissements : ils sont enregistrés comme charges dans votre comptabilité et réduisent votre bénéfice, mais la sortie de «cash» a eu lieu au moment de l’achat du bien ou de l’équipement. Vos amortissements doivent donc être exclus du calcul de votre cash-flow.
  • Vos investissements et la part de capital dans le remboursement de vos emprunts : ils n’impactent pas votre bénéfice annuel, mais donnent pourtant bien lieu à un débit sur votre compte en banque. Ces montants doivent donc être incorporés au calcul du cash-flow.
  • Une marchandise stockée dans l’attente d’être consommée ou vendue? Une facture de vente ou d’achat enregistrée en comptabilité mais pas encore payée? C’est évidemment courant et cela creuse l’écart entre bénéfice et cash-flow. Les variations au bilan de vos créances clients, de vos dettes fournisseurs et de vos stocks sur la période considérée doivent donc aussi être reprises dans l’évaluation de votre cash-flow.
  • Vos charges et produits financiers? Ici, les avis et points de vue divergent. Selon les cas, ils seront inclus ou non dans l’équation.

Au final, ce qui intéresse votre banquier, c’est une image de votre trésorerie «libre» et donc de l’argent réellement disponible pour rembourser un nouvel emprunt ou payer un dividende. Soyez donc vigilant. Assurez-vous de parler le même langage que votre interlocuteur et n’hésitez pas à vous faire expliquer en détail comment il procède au calcul.

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