«Fin de mois», trois mots qui impactent votre trésorerie

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Lorsque les commandes se multiplient, vous pouvez rapidement vous retrouver à court de liquidités. Faites évoluer vos habitudes de facturation vers une «culture cash» pour soulager votre trésorerie et amorcer une croissance durable.

Le jeu des délais de paiement vous est certainement familier. Entre le moment où votre livrez votre commande, sa facturation «en fin de mois» et son règlement «à fin de mois», s’écoule un temps précieux durant lequel vous êtes amené à jouer le banquier pour vos clients. Concrètement: vous prestez un service le 4 juin, mais vous avez l’habitude de facturer en fin de mois. Vous établissez la facture le 30 juin. Comme vous facturez toujours à «30 jours fin de mois», votre client aura en réalité jusque fin juillet pour vous payer. Voire plus tard car il pourra toujours arguer que c’est la date de réception qui fait foi – une directive européenne l’atteste – et vous régler fin août. En résumé, et pour autant que votre client vous règle à temps, un délai total de près de trois mois se sera écoulé entre votre prestation et son paiement. Un décalage qui n’a pas de raison d’être et qui peut être préjudiciable pour votre trésorerie. D’autant plus que le risque de défaut de paiement augmente proportionnellement au délai accordé. Dans de nombreux cas, une meilleure organisation interne et un dialogue ouvert avec vos clients peuvent suffire à rompre avec certaines mauvaises habitudes et à intégrer une «culture cash» qui met l’accent sur les cash-flows et les besoins de trésorerie.

Facturez rapidement, pour être payé plus vite

Si pour des raisons logistiques évidentes, vous ne pouvez pas envisager une facturation quotidienne de vos clients, vous ne devez pas non plus systématiquement attendre la fin du mois pour envoyer vos factures. Essayez par exemple de mettre en place un système de facturation bimensuel ou même hebdomadaire. Cela peut faire la différence. Pour gagner un temps précieux, ayez aussi le réflexe d’indiquer que vos factures sont à payer dans les 30 jours, plutôt qu’à 30 jours fin de mois. Vous disposez également d’autres leviers pour agir efficacement sur les délais de paiement. Des mécanismes de relances préventives (alertes e-mail automatiques, rappels téléphoniques, etc.), un logiciel de facturation efficace, un ciblage systématique des mauvais payeurs permettent d’accélérer le rythme des paiements. Enfin, il est également envisageable de proposer à vos clients de vous régler anticipativement en échange d’un escompte. Aux États-Unis par exemple, lorsqu’un fournisseur leur propose un escompte de 2 %, la plupart des clients règlent leur facture endéans les 10 jours.