Coronavirus: comment “sauver” votre trésorerie?

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La planète est l’arrêt. Cette crise sanitaire sans précédent récent fragilise l’ensemble de l’édifice économique, à commencer par les PME. L’heure est grave et il faut agir vite… et bien! Premiers pas? Sautez sur les mesures d’urgence mises en place par le Gouvernement.

Que votre activité soit paralysée, en demi-teinte ou qu’elle tourne au contraire à pleins gaz, vous sentirez passer les effets de la crise. Même si vous tirez (encore) votre épingle du jeu, vos clients pourraient connaître d’importantes difficultés: baisses du chiffre d’affaires et retards de paiements en cascade se profilent à l’horizon. Sans rentrées d’argent, vous subirez la situation (au moins) par ricochet. Ces difficultés prévisibles ont amené le Gouvernement et les acteurs financiers à prendre des mesures uniques… Le but? Aider les PME à garder la tête — et leur trésorerie — hors de l’eau.

Sollicitez l’aide disponible

Pour freiner une chute, il faut s’accrocher aux branches, faire preuve de sang-froid puis de créativité pour rebondir. Vous n’êtes pas seul, alors pas de défaitisme ni de politique de l’autruche. Premier réflexe? Saisissez tous les leviers mis à votre disposition pour protéger votre trésorerie: des délais de paiement supplémentaires à l’accès “facilité” aux sources de financement, tout est bon à prendre. Une fois ces mécanismes activés, n’attendez pas que les secours arrivent: cherchez vos propres solutions pour limiter les dégâts.

Vos obligations sociales et fiscales? Reportez, reportez, reportez!

  1. La course aux délais de paiement

Compte tenu des problèmes de trésorerie présents et futurs, prenez contact avec les différents organismes pour demander de repousser vos échéances fiscales et sociales:

  • Impôts directs: votre service des impôts des entreprises (SIE) est à votre écoute pour retarder le paiement de vos échéances, entre autres, vos acomptes d’impôt sur les sociétés et les taxes sur les salaires. Ne vous en privez pas, car aucune pénalité ne sera appliquée;
  • Cotisations sociales: même topo pour vos cotisations sociales (salariales et patronales) auprès de l’URSSAF. Vous pouvez obtenir jusqu’à 3 mois de moratoire sans frais additionnels;

Vous êtes indépendant? C’est pareil à quelques détails près.

  • Pour vos échéances fiscales, ajustez à tout moment votre taux et vos acomptes de prélèvement à la source. Sans oublier de décaler vos paiements d’un mois sur l’autre (jusqu’à trois fois) ou au trimestre suivant.
  • Du côté de vos cotisations, la dernière échéance mensuelle n’a pas été prélevée et vous avez également droit à des délais de paiement. Mais attention: toutes les sommes resteront dues à terme…

Pour plus de détails sur ces mécanismes, consultez la note explicative publiée par le Gouvernement.

  1. Ça ne suffit pas?
  • Impôts directs: si un plan d’échelonnement de vos obligations fiscales n’est pas suffisant, vous pouvez introduire une demande de remise de vos impôts directs (impôt sur les bénéfices, contribution économique territoriale, etc.). Ce n’est pas automatique et votre demande fera l’objet d’une analyse détaillée…
  • Charges mensuelles: vos difficultés s’accentuent? Mettez aussi en suspens certaines dépenses récurrentes: loyers, factures d’eau, de gaz ou d’électricité. Pour ce faire, vous devez envoyer un mail ou appeler votre fournisseur afin de lui proposer le report à l’amiable de vos factures. Ce n’est pas gagné d’office, mais qui ne tente rien n’a rien.
  1. Gardez un œil sur la TVA…

Même si aucun report n’est (pour l’instant) prévu du côté de la TVA, vous avez toujours la possibilité d’introduire une demande de délai de paiement en cas de difficultés de trésorerie. Cela ne vous dispense pas d’effectuer les déclarations comme habituellement. À nouveau, c’est une mesure discrétionnaire.

  1. Vous avez des employés?

Pas de report des échéances fiscales pour l’impôt sur le revenu prélevé sur les salaires (prélèvement à la source). Toutefois, comme pour la TVA, prenez contact avec votre SIE pour essayer de retarder vos paiements. Votre demande devrait être traitée avec “bienveillance” compte tenu du contexte actuel…

Autre mesure pour votre personnel? Si vous devez réduire la voilure ou êtes à l’arrêt, vous avez la possibilité de mettre vos salariés au chômage partiel. Vous “ne payez plus que” 70% de leur salaire brut, soit 84% du salaire net, et vous serez intégralement remboursé par l’État jusqu’au plafond de 6 927 euros bruts mensuels par salarié. Un dispositif qui touche déjà plus 700 000 salariés dans l’Hexagone.

Financement: à quelle porte frapper?

  1. Sollicitez un prêt à votre banque

300 milliards d’euros: c’est le montant des garanties accordées par l’État aux banques. Le but? Faciliter l’octroi de crédits de trésorerie pour assurer la poursuite des activités et préserver au maximum l’emploi. Prenez donc contact avec votre banquier plus rapidement possible pour introduire une demande de financement…

De plus, les banques françaises se sont engagées à reporter — jusqu’à 6 mois et sans frais — le remboursement des crédits. D’autres sursis exceptionnels sont également possibles, mais votre demande fera l’objet d’un examen de la part de votre banquier.

Sans oublier, les mesures prises par la Banque publique d’investissement (BPI) pour:

  • Proposer des prêts avec un différé de remboursement du capital;
  • Suspendre le paiement des échéances de prêts accordés;
  • Accorder aux entreprises une échéance plus longue pour le paiement de leurs factures, assorti d’un crédit de trésorerie représentant 30% des volumes mobilisés;
  • Et assurer une garantie à hauteur de 90% des crédits bancaires.
  1. Une aide “conditionnée” de 1500 euros

Vous avez été forcé de fermer vos portes? Votre chiffre d’affaires a reculé d’au moins 70% par rapport à mars 2019? À partir de la fin du mois de mars, vous pourrez toucher un soutien automatique (sur déclaration) de 1 500 euros. Des fonds complémentaires pourront être dégagés pour éviter la faillite, mais ce sera, une nouvelle fois, au cas par cas.

Cherchez vos propres solutions!

Cet arsenal de mesures est plus que nécessaire, mais de nombreuses incertitudes continuent de planer. Combien de temps faudra-t-il pour bénéficier concrètement de ces aides? Ces mécanismes seront-ils étendus si la crise se prolonge? Aurez-vous accès aux mécanismes discrétionnaires? Cela revient à introduire un dossier et attendre… en espérant répondre aux critères imposés. Du côté des banques, pourront-elles répondre “seules” aux demandes de crédit en cascade? Rien n’est moins sûr. L’attente risque d’être longue et pénible, alors tournez-vous, en parallèle, vers d’autres sources de financement.

Évitez l’effet boule de neige des impayés

Vous le savez: les retards de paiement risquent d’exploser au cours des prochains mois… Toutes les entreprises vont avoir tendance à freiner leurs règlements, par prudence ou face à des difficultés incompressibles. Que faire dans ce contexte pour récupérer votre dû? L’affacturage est une option, mais la formule s’avère souvent trop complexe et peu réactive. C’est tout le contraire dont vous avez besoin. Si vous n’y avez pas encore songé, pourquoi ne pas vendre vos factures en ligne? Une solution qui vous assure un accès rapide à des liquidités, de forme simple, sécurisée et sans engagement. Ne laissez pas traîner vos factures!